Le directeur de l’ULCC se décerne un satisfecit


Le directeur de l’ULCC, Antoine Atouriste

Antoine Atouriste, un colonel des ex-Forces armées d’Haïti placé à la tête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), il y a un an, a dressé un bilan positif des activités réalisées par l’institution.  Une cinquantaine de cas de corruption, dit-il, ont été enregistrée, en 2012, à l’ULCC, contre 100 en sept ans.

De février 2012 à janvier 2013,  l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) a reçu 42 cas de corruption, contre 100 pour les 7 années précédentes, selon des chiffres cités par le colonel Antoine Atouriste au cours d’une conférence-bilan de sa gestion. Plus de 200 déclarations de Patrimoine ont été faites par des fonctionnaires de l’Etat, poursuit-il, comparativement à 500 déposées depuis la création de l'ULCC.

L'ancien colonel a révélé que tous les ministres du gouvernement avaient déposé leur déclaration de patrimoine, 62 % des secrétaires d’Etat, 67 % des directeurs généraux et adjoints.

Retirer Haïti du lot des "nations de la honte"

Dans le cadre du renforcement institutionnel, le directeur général de l’ULCC a souligné avoir recruté 12 experts, augmenté le nombre de bureau régional de l’ULCC, à travers les autres départements du pays réputés pour des actes de corruption, et complété un code d’éthique à l’intention des hauts fonctionnaires, sur la manière de gérer les biens de l’Etat.

Pour l'année en cours, M. Atouriste a annoncé qu’il va renforcer la campagne de sensibilisation contre la corruption, ouvrir 2 nouveaux bureaux régionaux, dans les départements du Nord-ouest et Nord-Est, mettre disponible une ligne rouge nationale anti-corruption.

Il en a profité pour rappeler que sa mission à la tête de l’ULCC est de retirer Haïti du lot des nations de la honte en terme de corruption, corriger la tendance que le pays est le plus corrompu de l’Amérique et de la Caraïbe.