Jugé pour avoir tué son beau-père de 7 coups de couteau


En septembre 2010, Cédric Hotin avait tué son beau-père en lui administrant 7 coups de couteau. Il répond de son crime devant la cour d'assises depuis hier.

Suite à une altercation, le 24 septembre 2010, Richard Eugène avait été tué par son gendre, Cédric Hotin. La victime avait reçu 7 coups de couteau. L'agresseur, âgé de 39 ans, présente un lourd passé psychiatrique. Bien que les voisins témoignant à la barre décrivent Cédric Hotin comme un homme "gentil et serviable", le rapport du médecin légiste parle, lui, de coups portés "avec une rare violence".

Toxicomane

Les voisins venus témoigner parlent également de son addiction à la drogue. La mère de l'accusé précise même qu'il consomme régulièrement des produits stupéfiants depuis ses 16 ans. Elle a même essayé de le menotter durant un an, afin qu'il ne se drogue plus. Rien n'y a fait. C'est une mère en pleine détresse qui s'est adressée à la cour. Elle précise que les relations étaient tendues entre la victime et Cédric Hotin, et ne cesse de répéter que son fils a besoin de soins.

Un accusé perturbé

Cédric Hotin est bavard à la barre, mais aussi très confus. Il raconte qu'en sortant du centre médico-psychologique de Trinité, où il avait consulté son psychiatre pour le renouvellement de son ordonnance, il aurait fumé du crack. Ensuite, il aurait dormi devant le marché de Trinité, avant de rentrer chez lui. Une fois arrivé, l'altercation se serait produite. Il raconte que son beau-père aurait pris un couteau, après lui avoir envoyé un seau d'eau, alors que l'accusé prenait un jus dans le réfrigérateur.

7 coups de couteau

L'accusé explique alors qu'il a également pris un couteau dans sa chambre. Ensuite, c'est le drame : Cédric porte 7 coups de couteau à son beau-père, 2 touchent le coeur. La victime s'écroule sans vie. Cédric ne peut expliquer son geste qu'il regrette. Il explique au tribunal qu'il y a "des trucs qui se passent dans sa tête".

Le verdict sera rendu ce soir. À la cour d'assises d'établir le niveau de responsabilité de l'accusé, qui présente de sérieux troubles psychiatriques.

François LABETOULLE