XL Airways : les mises au point de Laurent Magnin


Laurent MAGNIN – PDG d’XL Airways


Le PDG d'XL Airways l'a confirmé : après la ligne Paris – New-York, la destination Antilles représente le deuxième marché français pour les compagnies aériennes. Autant dire que, malgré la présence de trois compagnies déjà présentes (Air France, Air Antilles et Corsair), une nouvelle entité “Low-Cost” pourrait bien avoir sa place. C’est du moins le défi que souhaite relever XL Airways.

Opération séduction au Gosier, par conférence de presse interposée. A la tribune, Laurent Magnin, le PDG d'XL Airways. Il est surtout venu rectifier certaines idées reçues, quant aux services et à la prestation de la prochaine desserte Paris – Antilles. Revenant sur quelques points clés, le PDG d'XL Airways a pointé du doigt “l’alliance franche” qui existe, selon lui, entre les deux compagnies privées existantes. Une alliance qui leur permet de proposer des rotations quotidiennes, soit pour le compte de l’une, soit pour le compte de l’autre. Et ce quasiment toute l’année.

Son credo : coller aux impératifs du marché, et donc, ne proposer que trois vols par semaine. Largement suffisant pour les touristes et les familles antillaises voyageant entre leur île et Paris, qui acceptent les conditions proposées par la compagnie aérienne.

Pour réaliser ses tarifs, XL Airways se réfère à la pratique déjà expérimentée par une autre compagnie qui réalisait les plus bas tarifs sur ce trajet transatlantique. Depuis, celle-ci s’est alignée sur des perspectives économiques plus ambitieuses. C’est pour reprendre ce marché des petits budgets et des familles antillaises qui font le voyage qu’XL Airways a fait le grand saut. Bien décidée à éviter les “trous d'air” financiers qu'on lui promet.

Les atouts du low-cost

S'affirmer concurrentielle par rapport à l’existant, c’est aussi, pour la compagnie, proposer au moins un service à bord. Sur les vols longs courriers – contrairement aux moyens courriers – un repas sera proposé, intégré au prix du billet. Pour toute consommation supplémentaire, il faudra compter un supplément. L’espace par passager est strictement identique à celui des autres compagnies en place, mais distractions non comprises ! Pas d’écran individuel. Il faudra s’équiper pour passer plus de 8 heures assis.

Les vols low-cost commencent le 15 Décembre prochain, pour la Guadeloupe, le 18 Décembre pour la Martinique. Seuls 12% des places seront vendues au prix d’appel proposé par la compagnie (399 euros pour un vol aller-retour entre les Antilles et Paris Charles-de-Gaulle). Reste qu'à périodes identiques, seules quelques dizaines d’euros séparent les tarifs d'XL Airways de ceux des compagnies privées assurant la desserte.

Outre la campagne mise en place pour son arrivée aux Antilles, particulièrement risquée en pleine période de crise du marché aérien, l'atout majeur de la compagnie low-cost est encore à venir : la desserte directe des villes de province au départ de la Guadeloupe ou de la Martinique. Autre effet d'aubaine, pour les futurs passagers d'XL Airways : les arrivées à l’Aéroport Charles de Gaulle, offrant un accès direct au TGV.

Un mois, jour pour jour avant le premier vol, Laurent MAGNIN est venu administrer sa “piqûre de rappel” : le marché du low-cost est mûr. Il “colle” à la crise. Premier objectif assuré : rassurer nos compatriotes, ses futurs clients. Et en profiter pour prendre le pouls de la Guadeloupe avant le “top départ”.

Jean-Marc RABARIJAONA