Des sénateurs exigent l’arrêt de l’exploitation des mines


Le directeur du bureau de mines Ludner Remarais face au sénateur Jean William Jeanty


Des sénateurs ont appelé, mardi, le gouvernement de Laurent Lamothe à surseoir à l'exploitation minière dans le pays. Les parlementaires, qui convoquaient le ministre des Travaux publics, Transports et Communications et de l’Énergie, dénoncent les velléités du pouvoir à piller, en complicité avec des étrangers, les ressources du pays.  

Le Sénat n’a pas été informé de la signature de trois permis d’exploitation minière, signés fin décembre par le gouvernement avec deux sociétés étrangères, a fulminé Jean William Jeanty, président de la commission sénatoriale des Travaux publics, Transport, Communication et de l’Énergie.

Erreur par omission ?

"Je regrette que le Sénat n’ait pas été contacté. J’ai peut-être péché, mais il n’y a pas d’erreur irréparable", a regretté Ludner Remarais, directeur du Bureau des mines et de l’énergie (BME). M. Remarais a répondu en sanglots aux questions des journalistes, à l’issue d’une audition musclée par-devant la commission parlementaire.  

"L’État haïtien a délivré trois permis d’exploitation minière le 21 décembre 2012. Deux pour l’or et un pour le cuivre", a indiqué l’ingénieur Remarais. À Douvray, dans le Nord-Est, l’une des mines recèle des gisements estimés à 200 millions de tonnes de minerais, selon des chiffres cités par le directeur des mines. De ces minerais, dit-il, on prévoit d’extraire, sans compter l’argent et le molitdem, "1 014 000 tonnes de cuivre".