Mieux connaître les chiens pour éviter les accidents


Les élèves de l’école Mandarine ont assisté à une démonstration du maître chien Jérôme Fouquet.

Mercredi, les élèves de petite section de l’école Mandarine visitaient la gendarmerie. Outre les essais de motos, qui remportent toujours un franc succès, le capitaine Matthieu Glavieux, à l’initiative de ce projet, a souhaité que les élèves soient informés du danger que peuvent représenter les chiens sans maîtres responsables et prévoyants.

Mardi, "le Pélican" relatait l’affaire tragique d’une fillette de 5 ans, attaquée par un chien. Malheureusement, cet accident dramatique n’est pas unique. Régulièrement, des enfants sont attaqués voire tués par des chiens dans le monde et à Saint-Martin.

Mieux vaut prévenir…

Afin de prévenir les accidents et d’expliquer aux enfants qu’un chien, tout mignon soit-il, a des crocs puissants et que, si on lui tire les oreilles ou la queue, il peut mordre, car c’est un animal et pas une peluche, la gendarmerie a reçu les élèves de l’école Mandarine, mercredi matin.

À l’initiative du capitaine Matthieu Glavieux, cette visite s’est voulue avant tout ludique, meilleur moyen de faire passer les messages sans être rébarbatif. « Nous avons souhaité accueillir ces jeunes enfants de l’école Mandarine ,pour leur permettre de connaître le travail que nous faisons à la gendarmerie. Ils sont toujours curieux de découvrir nos outils de travail, nos motos, nos voitures »,  explique le capitaine Matthieu Glavieux.

En raison de l’actualité, mais aussi parce que, comme les motos, les chiens intéressent les enfants, le capitaine a demandé au maître-chien Jérôme Fouquet et à son compagnon à quatre pattes Feever, une démonstration.

On n’est pas très téméraire à 4 ans

D’abord, il leur a montré à quoi servait surtout le chien. « À chercher des produits interdits et dangereux », indique Jérôme Fouquet. Il cache alors un sachet contenant de la marijuana dans un hangar et, en moins d’une minute, le chien le trouve.

Ensuite, il montre comment un chien peut-être agressif. Il se munit d’une manchette et laisse son chien l’attaquer, devant les yeux ébahis des petites têtes blondes. Enfin, il leur montre que, bien dressé et en présence de son maître, un chien aussi puissant que Feever peut devenir doux comme un agneau.

Il leur propose de le caresser, mais les volontaires ne sont pas nombreux. On n’est pas très téméraire à 4 ans. « Nous avons souhaité insister sur une approche pédagogique, pour leur donner une explication des règles de sécurités quand on rencontre un chien qu’on ne connaît pas », rappelle le capitaine Matthieu Glavieux.

Il renchérit : « il y a beaucoup de chiens à Saint-Martin. Nous avons eu des affaires récentes de morsures sur des enfants, donc cette approche-là est intéressante. Mais le but de cette matinée, c’est aussi de leur faire découvrir la gendarmerie et notre métier ».

Lannig STERVINOU