Peu de candidats à la conduite accompagnée à Saint-Martin

Pendant une période de 1 à 3 ans, l’apprentissage anticipé de la conduite ou conduite accompagnée permet d'acquérir une expérience concrète. Cependant à Saint-Martin, il y a peu de candidats.

 

La conduite accompagnée (AAC) améliore le taux de réussite au permis de conduire, donne le droit à certains avantages (assurance moins chère …) et réduit la durée du permis probatoire (2 ans au lieu de 3 ans), si aucune infraction entraînant un retrait de points n’a été commise.

Malgré tous ces avantages, cette pratique est peu usitée à Saint-Martin. « Je crois que les parents n’ont pas le temps, ni la connaissance », explique Nicolas, moniteur d’auto-école. Il ajoute : « peut-être que les gens se disent qu’on ne peut pas parcourir les 3 000 kilomètres nécessaires sur Saint-Martin, alors que c’est tout à fait faisable. » En effet, à compter de la date de délivrance de l'attestation de fin de formation initiale, l'apprenti conducteur doit, durant sa période de conduite accompagnée (1 à 3 ans), parcourir 3 000 km minimum sous la vigilance et avec les conseils d'un accompagnateur.

Une pratique à développer

Il doit aussi se rendre avec son accompagnateur et le formateur à deux rendez-vous pédagogiques de 3 heures. « Pour moi, si nous n’avons pas plus de candidats à la conduite accompagnée, c’est que les jeunes ont envie de se déplacer seuls, alors ils privilégient la mobylette », indique Alex Baly, exploitant d’auto-école.

Selon Patrice Dubois, exploitant d’auto-école : « depuis que j’ai ouvert l’auto-école, ici à Saint-Martin, je n’ai formé qu’une vingtaine de jeunes à la conduite accompagnée. » Il ajoute : « c’est quelque chose que j’ai envie de développer. Je vais faire bientôt de la prospection dans les écoles, de manière à proposer aux jeunes de 16 ans, un moyen de s’occuper utilement pendant l’été. »

 

Lannig STERVINOU